Se décrire n'est pas très simple...
Je suis née le 13 aout 1987 (Un jeudi?!!!), à la Clinique COTEEL de Villeneuve d'ascq (dans la métropôle Lilloise) il me semble vers 15h50.
Si les détails sont intéressant je pesais envion 3,200 kg et mesurais 49 centimètres... Je n'ai normalement pas eu de besoin de réanimation.
Ha, Important, mon groupe sanguin est 0+... ;-)
J'ai vécu mes premiers mois dans un petit appartement avec mes parents à Mons en Baroeul.
Ensuite nous avons démanager dans une petite maison, celle de mon insouscience auquelle j'étais très attachée... J'étais très souvent dans le jardin, les fleurs, les animaux (malgré une soit disant allergie aux poils d'animaux) ont été mes meilleurs amis pendant des années et ne m'ont jamais déçu... Je ne m'étais même pas rendue compte pendant ces quelques années que mes parents souhaitaient ne pas me laisser grandir seule (mais sincérement, être fille unique n'est pas si mal et la vie m'a donné ensuite une grande famille).
J'ai tellement de bons souvenirs de cet endroit... En y repensant je me demande comment j ai fait pour arriver à vivre en ville...
Chaque journée est passée là bas comme un vrai paradis... L'été je ramassait un maximum de chenilles pour avoir un été plein de papillon et pour les préserver des attaques des oiseaux....
Mes jeunes voisins et voisines me manquent parfois (Mathilde, Léo et Robin) ils doivent avoir grandi maintenant... A l'occasion, peut être que ce serait pas mal de leur écrire...
Mon enfance est passée très vite... Quand j'avais 12-13 ans, nous avons déménagé à Faches Thumesnil, plus près de la civilisation... (Quelle erreur) Coté Collège je rentré en 5ème a ce moment là.. Je n'ai pas passé une très bonne scolarité, il fallait se battre tout les jours pour faire sa place, ma meilleure amie était la personne la plus intelligente de la classe, la petite Marine Jakubiak, très très très douée cette fille... L'amitié a tenu moins de 3 ans... (j en suis certainement responsable, mais je dirais que les non dits ne nous ont pas aidé)
Mon père a eu ensuite la bonne idée d'installer Internet à la maison (soit disant pour moi, la bonne blague)... C'est à ce moment là que j'ai appris à rechercher de la documentation pour faire mon travail, à lire des pages et des pages historiques et presque inutiles mais qui me permettaient de mieux comprendre certains cours... Cette façon de faire est encore restée même maintenant (c'est un petit soucis). Mais là n'est pas le sujet.
Vive AOL et ses salons de discution, papa très souvent sur internet...
Plus de discutions entre mes parents, plus de communication entre eux et bcp trop entre les autres et mon père... Là encore je me suis sentie responsable de cette distance, après tout c'était pour moi l'ordinateur en pratique.
Petite anecdote, nous sommes partis en vacances tous ensemble à Samoëns en Haute Savoie l'été avec Mon oncle Willy, ma tante Clodie et les cousins et cousines (Anthony, Kelly, Julie, Laurie et Willy junior). Un jour, une petite poussée d'adrénaline ou de dopamine (je ne sais pas trop) mais mon père m'a mis un paquet de pitch dans les mains, m'a mis à la porte de la chambre et m'a demandé de faire un tour...
Savant très bien ce qu'il se passait je suis allée voir tonton tatie et les cousins en leur proposant de partager les pitchs... MDR...
C'est là que mes parents ont réussi à reprocréer!!! (Le souvenir de la tête que ma mère a faite quand je lui ai fait remarqué que les pitchs leur avait été utile).
Rentrés des vacances les demandes de dialogues de ma mère se sont transformés en frustations et en agressions verbales... Mon père ne m'a jamais parru aussi indifférent qu'à cette période... Aucun regard, aucun geste, aucune parole envers ma mère... Il ne l'aimais plus c'est clair, et c'était visible!!!
Pour moi, cette période était très difficile, je restais souvent dans la cage d'escalier pendant leurs disputes pas spécialement pour entendre car cela me faisait un énorme mal... Quelques coups de poignards à chaque haussements de voix me transpersés la poitrine. Mais je me tenais prête à intervenir au cas ou les mots manqueraient et ou le dialogue se transformerait en coups, ce qui ne s'est jamais passé...
J'ai remplacé peu à peu mais cours par des peintures à numéro et de la musique un peu fort (souvent romantique genre Hélène Ségara) pour oublier la tention de la maison car je ne pouvais pas être au centre équestre tout le temps... Je n y étais que le samedi matin... Un vrai plaisir, là je retrouve grâce a mon vélo la route de ma petite maison de campagne qui au fur et à mesure de mes passages changeait tout le temps... (un étage de plus et autres...) Quand le cours d'équitation, la peinture et la musique ne m emmenait plus loin d'ici...
J'étais ramené (de force) à mon quotidien, le problème de dialogue... les diputes une fois il me semble avoir entendu ma mère giffler mon père qui lui avait caché une fenetre de l'ordinateur dès qu elle est entré dans la pièce... Maman n'avait jamais frappé Papa avant ou en tout cas, je n'étais pas dans la maison...
Ne supportant plus le situation, je ne voulais plus leur parler ni à l'un, ni à l'autre... Dès que l'un d'entre eux passé la porte, je prétextais n'importe quoi pour éviter le dialogue...
Mon père a quitté le domicile un jour et est allé chez Mamie Roberte (sa mère), en tout cas, c'est ce que je savais, et j avoue que je ne voulais pas en savoir plus...
Si vivre avec les deux n'était pas évidant... Vivre avec ma mère pleine de rancune n'était pas facile non plus!!!
Quand papa a quitté le domicile... Maman était enceinte de 6 mois il me semble... Je ne serais jamais a quel point maman a souffert à ce moment là et j'espère ne jamais le savoir, en tout cas, j'ai été bien trop influençable à ce moment là... Toute la rancune que ma mère témoignait (par tout moyen) est devenue mienne... Je ne voyais qu'un côté de la chose. Me blander, j'ai essayé, mais toutes les heures de tous les jours de toutes les semaines, je n'entendaient que des discourts où papa apparaissait comme le pire des hommes...
J'ai monté le lit de ma petite soeur seule un jour pour faire plaisir à ma mère... Je me sentais prête à la protéger de tout. Environ deux mois plus tard... La petite est morte dans le ventre de maman, sur le coup, je ne pouvais plus m'arreter de pleurer... Avec le recule, la petite n aurait certainement pas été heureuse entre la famille maternelle qui aurait fait que critiquait notre père et la famille paternelle qui aurait toujours essayée de récupérer notre confiance. Non, sincérement, sa présence (en ce qui me concerne) me manquera toujours mais je n'aurais jamais pu la protéger de tout, comme une bonne grande soeur.
Mon beau cousin (Fred) m'a aidé a démonté le lit de bébé... Le souvenir la aussi est très fort, je n'arrivait plus a voir ce que je faisais tellement les larmes coulaient sur mon visage. Entre le décès de Margaux et le démontage du lit, je me tenais là, devant ce petit lit en larme, et mon père en me voyant dans cette état c'est aussi mis à pleurer... Je ne connaissais pas sa raison, mais son indifférence était plus...
Pour moi, scolairement ça allé, toujours la moyenne, légérement plus, mais pas en échec... Et niveau, sentimental, il ne faut mieux pas en parler... C'était une vrai catastrophe...
Comme je l'ai dit plus haut, je ne voyais qu un côté de la chose. Et, il me semble qu'un homme est entré trop vite dans la vie de ma mère... Du côté de mon père, je n'étais pas tres au courant de sa vie (ou au moins quand il voulait m en faire part).
Le cauchemars n'était pas fini...
L'homme en question, j'avoue que j ai eu du mal a l'accepter... Asser logique.
Je ne me souviens plus de ma façon de réagir envers lui mais en tout cas, je me souviens que pendant 3 mois il a quitté les planches... Puis il est revenu... La seule façon de se sentir bien dans mon propre logement était de l'éviter, de les laisser sortir entre eux et quand on sortait à trois c'était eux devant ou eux derrière mais jamais ensemble... La politique de la terre brulée à marché sur tout les meubles de la maison... Tout ce que ma mère avait avant lui ont disparus de la maison, malgré que j ai essayé d en garder un maximum, en fait je n ai gardé que les miens.
Monsieur a l'alcool mauvais et ça devient de pire en pire avec le temps (ma pauvre mère). Non, n'imaginez pas qu'il soit agressif (dans les gestes) mais il l est dans les paroles... De l'harcelement moral, ni plus ni moins. A côté de ça, il est volonté et à bcp de qualité, il a bcp de courage, je l'avoue... Mais toute ses bonnes intentions tombent à l'eau dès qu'il boit un peu trop!!!
Je suis arrivée en Charente dans ma 19ème année... Pour la terminale, que j'ai eu... Depuis j'ai tenté la médecine (raté) et le droit (par dépis) mais en fait, le droit me parait interessant et accessible (je redouble ma première année de droit) à Angoulême.
En même temps pour payer mon loyer et me sentir plus indépendante, je travaille en tant qu'hotesse de caisse à Auchan La Couronne (si un jour vous passez par là ;-))
Pour ce qui est de la vie de mon père, nos rapports s'améliorent d'année en année... j ai arrêté de lui témoigner de la rancune, car cela me rendait malade et que je ne suis pas au fond quelqu'un qui ne sait pas pardonner... Il faut savoir avancer... Et puis la naissance de Pierre (7 ans maintenant) et Betty (bientot 6 ans) chez lui, m'a beaucoup aidé... Ce sont des petits démons adorables!!!
Ma mère de son côté a aussi essayer d'avoir un autre enfant avec mon beau père... Mais le petit étant trisomique, leur choix s'est porté sur l'IMG (Intéruption Médicale de Grossesse).
Cette mort m'a bcp moins touchée (que Dieu me pardonne) mais il est vrai qu'avant la naissance du petit je n'avais pas le droit de m'en occuper (une parole de trop de la part de mon beau père), peut être qu'il n'aurait pas être très heureux non plus...
Je suis en couple depuis le 8 novembre 2008 avec un homme... En faisant une rétrospective de toute mes relations, j'ai toujours compliquée les choses. Je pense toujours que le bonheur est accompagné d'une part de souffrance...
Pourtant, il me semble qu'il est possible de trouver du bonheur dans quelques petites choses de la vie...
J'espère sincérement me faire comprendre par cet homme, pour l'instant ce n'est pas gagné... Il faut s'accrovher pour savoir ce qu'une relation peut nous apporter. Il est vrai que les sentiments sont là, en tout cas, de mon côté c'est sur... Le temps fait souvent bien les choses...
Il faut apprendre à avancer!!!!